La décision du gouvernement congolais de suspendre les activités de plusieurs partis politiques, accusés de complicité avec des groupes rebelles, suscite de vives inquiétudes. Jean Claude Katende, président de l’ASADHO et figure de proue de la société civile, alerte sur les potentielles retombées sécuritaires de cette mesure, craignant une radicalisation de l’opposition.
Connu pour son activisme et son ton souvent élevé sur les questions politiques, Jean Claude Katende a exprimé ses craintes sur X (anciennement Twitter). Selon lui, « la stratégie du régime Tshisekedi d’asphyxier les partis politiques de l’opposition, en leur privant un espace démocratique, va les pousser à agir en clandestinité et à recourir aux moyens illégaux pour résister et pour accéder au pouvoir ». Il estime que cette situation pourrait aggraver la crise sécuritaire déjà présente dans l’Est du pays.
Le gouvernement, pour sa part, justifie ces suspensions en invoquant le non-respect des devoirs démocratiques et des lois régissant le fonctionnement des partis politiques. La décision, émanant du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, frappe des formations politiques de premier plan. Parmi elles, le PPRD de Joseph Kabila, ainsi que les partis de Matata Ponyo, Franck Diongo, José Makila et Seth Kikuni.
Cette vague de suspensions intervient dans un contexte politique tendu, où les enjeux de stabilité et de sécurité sont primordiaux pour la RDC.
Ali Biayi
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