L’opposant congolais Delly Sessanga Hipungu, ancien député national et figure critique du régime actuel, a choisi une tribune étudiante à Kinshasa pour revenir sur son passé controversé aux côtés du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Il a tenu à clarifier sa position, réfutant l’idée d’une “rébellion” et insistant sur la notion de “lutte armée”.
Face aux étudiants des différentes universités de la capitale, le président du parti Envol a d’abord établi une distinction fondamentale. Pour lui, son engagement passé ne relevait pas de la rébellion, mais bien d’une lutte armée. Sessanga a argumenté que recourir aux armes contre un pouvoir qu’il jugeait “en panne de légitimité et de légalité” constitue une lutte armée, réservant le terme de rébellion à l’opposition contre une autorité légalement établie.
L’ancien parlementaire a fermement nié toute implication dans des violences. « Pendant ma lutte armée, je n’ai tué personne. Si vous avez des preuves matérielles, démontrez cela. Vous connaissez bien les seigneurs de guerre de ce pays », a-t-il lancé, invitant à la nuance et à la distinction.
Delly Sessanga a même revendiqué un héritage positif de son action, affirmant que c’est grâce à ce “combat armé” que la RDC est aujourd’hui dotée d’une constitution démocratique, et que la stabilité des institutions du pays a pu être instaurée.
Ali Biayi
Partager :
- Click to share on X (Opens in new window) X
- Click to share on Facebook (Opens in new window) Facebook
- Click to share on LinkedIn (Opens in new window) LinkedIn
- Click to share on WhatsApp (Opens in new window) WhatsApp
- Click to share on Telegram (Opens in new window) Telegram
- Click to print (Opens in new window) Print

