
La session ordinaire de mars de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a récemment repris, marquant la fin d’une trêve parlementaire de trois mois. Cette période a permis aux élus provinciaux de retourner dans leurs circonscriptions respectives afin de s’imprégner davantage des réalités quotidiennes de leurs administrés.
Lors de cette session, les députés provinciaux entendent mettre en avant les préoccupations recueillies auprès de la population, notamment l’insécurité, les embouteillages, le manque d’infrastructures et diverses autres difficultés qui affectent la qualité de vie à Kinshasa. L’objectif déclaré est de proposer des solutions concrètes et durables à ces problèmes persistants.
Présent à l’ouverture de la session, le député provincial Jean-Jacques Tembele, élu de la circonscription de Limete, a dressé un état des lieux de la situation.
« Nous entamons officiellement cette session ordinaire de mars après trois mois de vacances parlementaires, période durant laquelle nous avons pris le temps d’écouter et de recueillir les préoccupations de nos bases. Nous avons pu observer de près les conditions de vie de nos électeurs. Parmi les problèmes majeurs figurent l’insécurité, les difficultés liées aux infrastructures, entre autres. Lors de l’ouverture, nous avons attentivement écouté le discours du président. En tenant compte de la situation actuelle du pays, notamment la guerre dans certaines régions, et suivant les recommandations du chef de l’État, l’Assemblée provinciale s’est engagée à relever plusieurs défis pour améliorer les conditions de vie des Kinoises et Kinois », a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Tembele a également insisté sur la volonté des élus de traiter les problèmes spécifiques à leurs circonscriptions, en particulier ceux qui touchent Limete.
« Je note des problèmes sérieux concernant l’exécution des travaux d’infrastructures, notamment la suspension des chantiers à Ndanu et à Mombele, où les routes sont aujourd’hui impraticables. L’insécurité demeure également un sujet préoccupant. Durant cette session, nous nous engageons à plaider pour la reprise de tous les travaux suspendus, afin de mieux gérer la ville de Kinshasa et répondre aux attentes de la population », a-t-il ajouté.
Concernant le coût élevé du transport dans la capitale, le député de Limete a précisé : « Au sein de la commission Ecofin, nous menons un contrôle parlementaire auprès des ministères concernés, notamment ceux des Finances et des Transports. L’objectif est de comprendre la gestion des finances de la ville et la mobilisation des recettes. Nous souhaitons également identifier les mesures pouvant être prises pour alléger les difficultés de transport des Kinois. Le ministre des Transports a déjà été interpellé, et ce sujet sera à nouveau abordé afin qu’il puisse expliquer pourquoi aucun consensus n’a encore été trouvé avec les chauffeurs et la population. L’idéal serait d’établir une grille tarifaire adaptée, permettant de réduire les dépenses quotidiennes des citoyens, notamment ceux qui doivent parcourir de longues distances, comme de Tshangu au centre-ville. »
Les élus provinciaux espèrent que cette session débouchera sur des décisions concrètes et bénéfiques, dans l’intérêt supérieur des habitants de Kinshasa.