
La mort du Brigadier de Première classe Kabeya Senda Fiston, policier de la circulation décédé dans des circonstances troubles à Kinshasa, continue de susciter l’indignation et la colère. L’analyste politique congolais Ben Bryant Mbuyi a pris position avec force sur son compte X, exigeant que justice soit rendue à ce « compatriote qui a dédié sa vie à travailler sous le drapeau » et que sa famille reçoive réparation.
« Soit on considère que les voyous qui l’ont battu n’étaient plus dans l’exercice de leur fonction (sécuriser leur VIP), et là le principe de Faute détachable prime. Les agents commis à la sécurité de la Première Ministre doivent répondre individuellement de leurs actes ; être arrêtés et jugés publiquement au plus vite », a-t-il écrit. « Soit on considère qu’ils ont obéi à l’autorité et qu’ils ont exécuté un ordre mal donné, ayant conduit à un meurtre, comme pour Dolly Makambo, à l’époque, le principe de Faute Non-detchable prime et l’autorité paye les actes de ses subalternes ».
M. Mbuyi penche toutefois pour la première hypothèse, mettant en évidence que « l’escorte du VIP n’était plus sur le lieu » au moment des faits. Il appelle donc à une action rapide de la justice pour identifier et punir les responsables. « On ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre ; il faut bien qu’il y ait un responsable dans cette affaire. Justice pour Kabeya ! », a-t-il conclu.
Pour rappel, le cabinet de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a exprimé sa « profonde tristesse » suite à ce décès et a assuré qu’une enquête était en cours. La Première ministre a salué la mémoire d’un homme « dévoué à servir notre pays ».
L’affaire Kabeya est emblématique des tensions qui traversent la société congolaise, entre la population et les forces de l’ordre. Les appels à la justice et à la transparence se multiplient sur les réseaux sociaux, où les citoyens exigent que les responsables de ce décès répondent de leurs actes et que de telles tragédies ne se reproduisent plus.