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Union sacrée : Avant sa mise en place effective, des murs s’affaissent

Par Giscard Havril

A l’Union sacrée, des murs s’affaissent déjà, avant même sa mise en place effective. Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi son initiateur est en difficulté. Il doit faire face à des fissures. Il a certes pris de l’ascendance sur Joseph Kabila son partenaire, par l’adhésion massive des députés du Front commun pour le Congo (FCC) à sa vision de requalification de la majorité. Mais ce n’est pas tout, affirment plus d’un observateurs.

Félix Tshisekedi doit faire faire face à des fissures au sein de la nouvelle dynamique qu’il tente de mettre en place. Il a réussi de faire tomber le bureau FCC à l’Assemblée nationale, il est en train de réussir à déchoir le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, à travers la signature en cours d’une pétition. Mais visiblement, il semble n’avoir tenu compte de la gestion des ambitions des uns et des autres, affirment les observateurs.

Des nombreux regroupements et partis politiques, des personnalités et acteurs politiques, qui ont été happés par lui, tous ceux qui ont traversé le fleuve en vue de la constitution de l’Union sacrée, attendent obligatoirement leur part du gâteau.

Chose que Félix Tshisekedi ne semble pas prendre en compte. Péché mortel. Comme l’a souligné maître Zacharie Kenda de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), le parti du présidentiel actuel, les vieux routiers politiciens qui sont arrivés à l’Union sacrée, ne l’ont fait par compassion. Et ce, avant de regretter d’avoir lâché Joseph Kabila, leur ancien partenaire du FCC. « Si cela dépendait de moi, je n’allais pas conseiller au chef de l’Etat de divorcer avec le FCC », a-t-il déclaré au cours d’une émission sur les de Digital Congo télévision, émettant à Kinshasa. Pour ce cadre du parti au pouvoir, qu’il s’agisse de Jean-Pierre Bemba, de Moïse Katumbi ou d’autres personnalités politiques qui adhèrent à la vision du président congolais, ne seront redevables au peuple à la fin du quinquennat.

Combien y-a-t-il de places pour tout ce monde? À l’instar des exigences actuelles des députés de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, qui menacent de quitter l’Union sacrée au cas où leur cahier des charges n’est pas pris en compte, il faudra en attendre encore d’autres lors de la formation du futur gouvernement, fait-on savoir. Avant d’ajouter que ce comportement de la classe politique congolaise éloigne le chef de l’Etat de sa vision de servir le peuple d’abord.

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