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RDC: Comment les Tshisekedistes s’imposent pour obtenir la présidence de la CENI

Tout gagner en avance et se rassurer de renouveler le bail de Félix Antoine Tshisekedi, dont le premier quinquennat prend fin en 2023, tel est le leitmotiv de l’entourage et/ou conseillers du président congolais.

Depuis plusieurs jours, une artillerie est mise en place, et ce, sur tous les fronts, par les proches du Chef de l’Etat congolais, pour imposer Denis Kadima, son candidat à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Pour y arriver, un dossier a été introduit depuis quelques jours au Tribunal de grande instance de la Gombe, à Kinshasa contre l’Assemblée nationale, la CIME et l’Etat congolais. L’initiative porte la signature de la Société civile d’éducation électorale (EDUCIEL) avec Monsieur Bonganga Djema, présenté comme son Coordonnateur. Qualité que les membres de cette plateforme de la société civile lui refusent.

Le dossier de Ronsard Malonda est loin d’être clos. Au-delà des manifestations organisées début juillet, par plusieurs mouvements citoyens, organisations de la société civile, regroupements et partis politiques, contre la désignation et l’entérinement, par l’Assemblée nationale, de l’élection de cet ancien de la Ceni, le nom de Malonda, collaborateur de Nangaa, président sortant de cette institution, estampillé (à tort ou à raison) proche du FCC continue à figurer sur la liste des candidats en lice pour la nouvelle équipe.

L’autre nom qui revient avec forte insistance depuis un certain temps, c’est celui de Denis Kadima. Ce dernier serait, selon nos sources, proche du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi. Il a plus évolué au pays de Madiba (Afrique du Sud) où il a passé une partie de sa carrière, affirme une source à la présidence congolaise. Il est parmi les candidats qui ont été rejetés début juin, par les Chefs des confessions religieuses. Et ce, sur demande de l’Eglise catholique. Cette dernière lui reproche d’être non seulement un pro Tshisekedi mais il est aussi proche de certains conseillers du premier citoyen congolais, fait-on savoir.

Dans un échange sous couvert de l’anonymat, quelques membres de la CIME ont fait plusieurs révélations selon lesquelles, ils ont dans un premier temps, nié les informations sur les rapports Kadima-président de la République. Elles seraient crédibles quelques jours après au regard des éléments que possède la plate-forme des confessions religieuses, ont-ils précisé.

« Dans un premier temps, nous n’avons pas pris en considération l’argument selon lequel Denis Kadima est un proche du Chef de l’Etat. Mais les explications ultérieures et certains comportements nous ont convaincu de la véracité de ces propos », fait savoir un membre au sein de cette structure. Un autre de poursuivre: « le CV de Denis Kadima est aussi remarquable. En fait, sur le plan professionnel Malonda et Kadima sont les meilleurs candidats ». Malheureusement, la présidence, si pas l’entourage du président Tshisekedi joue un mauvais jeu dans ce dossier, laisse-t-il entendre. « Le souci c’est leur proximité évidente avec le président qui interpelle. Les derniers événements autour de la candidature de Denis Kadima ne sauront plaider pour sa cause. On peut affirmer que la présidence ou l’entourage proche du président de la République a joué mauvais jeu dans cette affaire, en essayant d’instruimentaliser la justice pour son candidat. Il est désormais impossible de laisser passer son candidat », martèle un analyste.

Il renchéri en soutenant que: « si la justice accepte de se plier aux injonctions et/ou au diktat du pouvoir, nous expliquerons la situation aux congolais qui n’hésiteront pas à descendre dans la rue. Les congolais ont trop souffert et continuent à souffrir de la confiscation de la démocratie par ceux qui, de manière frauduleuse ont accaparé le pouvoir ».

Mise à contribution de la justice pour tenter de faire pression

La mise à l’écart de Denis Kadima reste une pullule amère que les proches du président de la République ne seraient prêts à avaler. C’est ce qui explique la pression actuelle sur l’Assemblée nationale et sur la CIME et voire sur certains de ses membres. Ce qui justifie, selon nos sources, l’ouverture d’un dossier en justice par le Coordonnateur de l’Educiel, tel que signifié ci-haut. Selon plusieurs analystes, à l’instar des organisations féminines de défense des droits de la femme et des confessions religieuses, l’ONG a droit à un seul membre pour le représenter à la CENI. À ce jour, ce membre avait déjà été désigné en juin 2019, affirment cet analyste. Ces derniers jugent inacceptables la démarche d’EDUCIEL qui a l’odeur de la pression que la présidence tente de mettre sur ces deux institutions afin d’obtenir la présidence de la CENI. Mais qu’est-ce que la CIME a avoir dans ce dossier, s’interroge-t-on.

Dans sa requête en justice, EDUCIEL reproche l’Assemblée nationale de n’avoir tenu compte de son Procès Verbal, introduit depuis le 15 juin au bureau de cette chambre législative, dans lequel PV l’on présente Denis Kadima comme étant le candidat de la société civile.

Il s’agit là, des stratégies mises en place par les conseillers de Tshisekedi. Et ce, après avoir compris que pour être président de la CENI, il faut être délégué d’une des thématiques de la société civile concernées. Soit délégué des confessions religieuses, soit de la société civile électorale et/ou des organisation des droits des femmes.

Ainsi, Bonganga Djema Freddy, un membre de la société civile passé déjà dans la politique active, a été chargé de créer la confusion. Au nom de la société civile électorale (Educiel ) dont il se présente comme coordonnateur national qu’il a envoyé le PV de désignation à la chambre basse du Parlement avec le nom de Kadima comme candidat à la présidence de la CENI.

Étant donné qu’EDUCIEL, la vraie, avait déjà choisit son délégué a la Ceni depuis juin 2019, l’Assemblée nationale avait tout simplement rejeté ledit PV. De son côté, Bonganga Djema, avec son avocat Taylor Lubanga, chargé de mission à la présidence de la République , sont les deux qui ont esté en justice l’Assemblée nationale et la CIME (les confessions religieuses ) Et l’état congolais.

Lors de la première audience tenue le 15 juillet dernier, le TGI de Gombe avait renvoyé au 12 août la deuxième audience. Curieusement et contre toute attente, le cabinet d’avocats de Taylor Lubanga et associés ont imposé au tribunal le rabattement de délai dudit dossier en seulement 24 heures, soit le 16 juillet. Le jour suivant, soit le 17 juillet, une ordonnance signée par le président a.i du même tribunal va rééditer l’exploit, cassant ainsi la décision prise deux jours avant. Une irrégularité que dénoncent plusieurs juristes.

De leur côté, les avocats des confessions religieuses ont constaté le 22 juillet que le dossier n’avait été inscrit au rôle. C’est quelques minutes après leur constat qu’il sera inscrit à la main. Cependant, malgré les exceptions relevées par eux, aucune d’elle n’a été considérée par le tribunal, a révélé l’un des avocats des confessions religieuses. L’autre irrégularité c’est que le huissier qui avait apporté l’assignation a déclaré l’avoir déposé au numéro 19, quartier Mont Fleury, commune de Ngaliema, à Kinshasa en lieu et place du numéro 80, siège de la CIME. Curieusement, l’adresse où a été déposée l’assignation n’est autre que celle d’un conseiller de Félix Tshisekedi. A suivre.

Giscard Havril

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2 commentaires

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