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Économie : Le Taux de Change au cœur d’une matinée scientifique du CES-UDPS

Par Alain Muzi

Le Corps d’Elite Scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (CES-UDPS) a respecté sa tradition en organisant, le jeudi 1er février 2024, une matinée scientifique autour du thème : « Le Taux de Change en RD Congo ». Cette matinée politique a eu lieu en son siège situé sur la 7e rue dans la Commune de Limete, à Kinshasa.

Une occasion pour l’intervenant principal du jour, le Professeur Daniel Mukoko Samba de saluer devant la presse l’importance du thème choisi qui touche directement le pouvoir d’achat des ménages congolais.

Il a remarqué à cet effet, que l’économie congolaise est fortement dollarisée avec comme conséquences, les congolais qui sont payés en Francs congolais, doivent acheter les biens et services qui sont d’une manière ou d’une autre libellés selon le taux de change.

L’ancien ministre du budget au gouvernement Matata Ponyo a fait savoir que pour tous les congolais, le taux de change est un élément important qui détermine comment protéger les épargnes et le pouvoir d’achat.

Il a rappelé dans le même ordre d’idées, que pendant la campagne électorale à la présidentielle de décembre 2023 dernier, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans chacun de ses 53 meetings a été interpellé par les congolais venus l’écouter sur cette question de la dépréciation du Franc Congolais donc de la volatilité du taux de change.

Selon Daniel Mukoko Samba, Professeur de l’économie à l’Université de Kinshasa, cette interpellation est l’expression de cette préoccupation des congolais qui vivent cette question dans leur chaire.

Il s’agit ici de la capacité de ces ménages à préserver leur pouvoir d’acheter les biens et services et à pourvoir aux besoins de leurs ménages.

En rapport avec la genèse de cette volatilité du taux de change en RDC, il remonte cela aux années 1990 avec les pillages que le pays a connu, le désordre dans les finances publiques avec le niveau d’inflation extrêmement élevé, ce qui a provoqué la fuite des congolais vers une monnaie plus stable qui est le dollar américain avec comme conséquences, la dépréciation actuelle du Franc Congolais par rapport au dollar américain.

Il a souligné que parmi les six engagements qui constituent le programme du Chef de l’État pour son nouveau quinquennat, il y a l’engagement de protéger le pouvoir d’achat des congolais.

Le Prof Mukoko Samba a, par ailleurs, reconnu que cette situation n’est pas spécifique à la RDC. Tous les pays du monde ont été frappés par le niveau d’inflation plus élevé par la dépréciation de leurs monnaies par rapport au dollar américain. A titre d’exemple, nous avons remarqué à partir de 2022, beaucoup de pays africains ont mis en place des politiques de lutte contre la vie chère. Cette question du coût de la vie qui prend de l’ascenseur est une question politique et sociale importante.

En tant qu’expert, Daniel Mukoko Samba propose des pistes de solution pour le second mandat du Chef de l’État en saluant l’engagement de ce dernier à anticiper et de ne pas être en mode de réaction.

D’être alerté sur les risques de volatilité du taux de change c’est-à-dire qui bouge à tout moment.

L’État Congolais doit désormais être attentif et anticiper par rapport aux politiques monétaires mises en place par les pays développés qui ont de l’impact sur nos économies.

Anticiper par rapport aux questions sécuritaires dans le monde : les bandits qui attaquent les navires au Yémen, les marchandises stoppées ou détruites peuvent nous affecter économiquement, le guerre entre Israël et Hamas, le conflit entre la Russie et l’Ukraine avec le programme des céréales Ukrainiens a-t-il conclu.

Pour sa part, le Professeur Jean-Marie Beya Coordonnateur scientifique du CES-UDPS a fait savoir que ce thème sur le taux de change s’inscrit dans les fondamentaux de l’industrialisation de la RDC qui sera l’objet de plusieurs conférences durant cette année.

Le Doyen de la Faculté des Polytechniques de l’Université de Kinshasa a retenu de la question du taux de change, l’arrêt de consommer les produits qui viennent de l’étranger en promouvant la production locale, on doit industrialiser tous les secteurs du pays dont l’agriculture, nous devons avoir nos propres banques et combattre le système bancaire qui se trouve aux mains des étrangers et avoir une gestion technocrate et non politique des entreprises c’est-à-dire avoir des congolais compétents, consciencieux de leurs responsabilités pour développer le pays.

Enfin, le Dr Donat-soft Mukuna Coordonnateur national du CES-UDPS qui a apprécié la qualité de la question abordée, a invité l’assistance au café scientifique ce samedi 3 février, la suite du numérique dans l’économie mondiale ainsi qu’à la cérémonie d’échanges des vœux prévue le 10 février prochain.

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