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EPST: Aucun plan efficace de redressement de l’éducation n’a été élaboré face au choc de la covid-19

La crise de l’épidémie à coronavirus qui continue à paralyser le monde n’a pas du tout épargné le secteur de l’enseignement primaire et secondaire en RDC.

Et pourtant au ministère de l’EPST aucun plan ni mesures n’a été prise pour tenter de répondre à cette crise qui a paralysé le fonctionnement régulier des établissements scolaires publics et privés sur toute l’étendue du territoire national.

Un secteur au départ fragile

C’est une nouvelle qui arrivait comme une bombe: le 10 mars 2020 le ministre de la santé Dr Eteni Longondo annonçait le premier cas de contamination de la Maladie à coronavirus au pays, le cas augmenter d’un à deux et qu’après neufs jours le pays compté déjà 14 cas de contamination.

Le constat amer de la réalité de cette maladie dans d’autres régions obligeait ; mieux vaut prévenir que guérir dit-on, et le 23 mars 2020 le président Tshisekedi proclamait l’État d’urgence et annonçait des mesures restrictives, et le secteur de l’enseignement n’y est pas épargné non plus.

À partir de cette date jusqu’au mois de juillet 2020; date de la levée de cette État d’urgence les écoles étaient fermées.

Pire; le ministre de l’ESPT Willy bakonga annonçait la reprise de cours mais cette reprise ne concerne que les finalistes ; ceux qui sont concernés par le TENAF et les EXETAT.

<< L’année scolaire compte 180 jours et avant la fermeture on avait déjà atteint 150 jours>> disait le ministre Willy bakonga alors qu’il est de la notoriété publique que l’année scolaires compte dans notre système 210 jours.

S’agissait-elle de sauver l’image du pays ? Difficile de répondre à cette préoccupation puisqu’il n’est un secret pour personne que le système éducationnel congolais est parmi les plus faibles du continent africain.

Le ministre de l’ESPT avait tort et il fallait revenir à la raison ; puisque le calcul normal de jours restants donne 60 jours à parcourir pour parachever une année scolaire.

Peu importe le flacon mais pourvu qu’on sauve le frais des parents ?

À l’exception des finalistes qui devraient passer les examens ; pour les basses classes c’était une délibération qui s’effectuait sur base des points obtenus au premier trimestre et semestre, une vingtaine de jours seulement suffirent aux finalistes pour la préparation de leurs matières et les cours inachevés et incomplets pour plusieurs élèves.

Selon certains observateurs le gouvernement redouter une année blanche qui pouvait donner lieu à une grogne et protestation au sein de la population.

La question de l’éducation c’est la survie d’une nation car dit-on l’éducation élève une nation. Devant cette situation déplorable, le seul désir de l’État congolais de sauver l’année scolaire était pourtant motivé par l’unique raison de sauver l’argent déjà débourser par les parents pour leurs enfants.

Alors que le 18 octobre dernier, la rentrée scolaire reprenait timidement sur toute l’étendue du territoire national et qu’à la crise de covid-19 s’est ajouté le grand problème de la gratuité de l’enseignement ; plus d’un mois a été consommé dans certains établissements à l’exception de celles privés; et que les élèves deux mois plus tôt ont été contraint à prendre une vacance anticipée à cause de la résurgence de la covid-19 au pays.

Malgré cet état de choses déplorable pour un système éducatif au départ fragile ; à l’EPST c’est l’indifférence et qu’aucune étude n’a été menée jusqu’à lors pour comprendre l’impact negatif de cette crise de covid-19 contre le bon déroulement des activités scolaires afin de prendre des mesures idoines et redresser le système.

 

HERMES KAZADI / Stagiaire

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