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Jeanine Mabunda : « Dissoudre l’assemblée nationale sans l’aval du premier ministre et du parlement, est une violation intentionnelle de la constitution»

La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a éclairé l’opinion sur les diverses menaces d’une probable dissolution du parlement par le président Félix Tshisekedi en cas de la persistance de la crise des institutions. Elle a fait cette précision à l’occasion de la présentation de ses vœux de nouvel an à la presse nationale et internationale ce mardi 21 Janvier à Sultani Hôtel, à Kinshasa.

En effet, pour cette autorité parlementaire, il faudra être en ce moment concentré aux problèmes de la RDC et non aux débats internes de la coalition CACH-FCC. « Nos querelles politiques internes, intestines et stériles, doivent s’effacer devant l’essentiel. L’essentiel, pour moi aujourd’hui. Les congolais ont mal par rapport à Beni, par rapport à la menace de balkanisation, par rapport à l’incertitude, la violence, la faim, l’insécurité », a-t-elle indiqué à la presse.

Elle a fait un petit rappel pour démontrer à l’opinion, des diverses difficultés que la RDC a traversé dans le passé. Il s’agit notamment les tueries dans l’Est et la situation économique du Congo.

« Ça fait 18 ans que nous avons le plus gros de nos troupes dans la partie Nord du pays et particulièrement à Beni. Quand nous avons des militaires qui vivent dans des conditions difficiles, quand leurs épouses viennent nous voir pour nous parler de la difficulté de la paie, des vivres, on se sent vraiment très petits par rapport à des discussions un peu d’intellectuels sur la dissolution et la constitution. Quand je vois aussi que nous sommes passés d’un taux de change de 1600 FC il y a un an à 1750 FC je pense que celui qui n’a pas la possibilité d’un emploi stable est frappé en direct, dans son portefeuille. C’est quelque chose qui doit nous préoccuper, nous interpeller. Je pense et j’espère que le gouvernement y travaille. Ça doit nous interpeller et nous empêcher de dormir. Je pense que ça c’est plus important que des discussions un peu entre spécialistes sur la dissolution, la destitution, etc. Les congolais nous ont choisi d’abord pour mettre de l’ordre, de l’unité, de la cohésion. Il nous ont élu pour répondre à leur quotidien reste difficile ».

C’est ce qui démontre que tout le monde surtout les autorités doivent débattre sur les questions liées à la résolution des problèmes du pays.

« Nous devons être prudents par rapport à nos opinions publiques. c’est pour ça d’ailleurs que le droit prévoit une spécialité : le droit constitutionnel », a-t-elle prévenu.

Dieumerci Matondo

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