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RDC : Raymond Tchedya prône le retour à l’ordre constitutionnel en levant l’état de siège

Par Alain Muzi

Les travaux de la table ronde sur l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri tenus du 14 au 16 août 2023 au Palais du Peuple continuent à susciter des réactions des acteurs politiques.

Le député national Raymond Tchedya Patay, présent à ces assises, a jugé la requalification de l’état de siège d’anti-constitutionnel en affirmant que ce concept se trouverait nulle part dans les lois du pays.

L’élu du territoire de Djugu dans la province de l’Ituri et membre de la sous-commission « réqualification » dans cette table ronde a clamé haut et fort que le souhait du peuple congolais en ce moment n’est ni le maintien, ni la réqualification mais la levée pure et simple de l’état de siège sans une quelconque condition.

Cette demande de la levée est justifiée par l’échec cuisant de l’état de siège en Ituri comme au Nord-Kivu, a indiqué Raymond Tchedya en insistant : « Lever l’état de siège, c’est se ranger du bon côté du peuple, si nous voulons réellement travailler pour celui-ci ».

Réagissant au discours du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’ouverture des travaux, l’élu de Djugu également ancien ministre, a fait savoir que la préservation des acquis de l’état de siège évoquée par le Chef de l’Etat n’exclut pas sa levée. Et surtout ce denier a martelé dans son discours que l’état de siège ne devrait pas se pérenniser. « Un argument de taille pour sa levée immédiate et rentrer à l’ordre constitutionnel pour donner aux populations de l’Ituri et du Nord-Kivu l’espoir d’une paix durable et la reconstruction de leurs provinces », a-t-il dit.

Pour le cas particulier de la province de l’Ituri, le député national Raymond Tchedya a déploré le manque de volonté politique pour sécuriser la province car selon lui, ce sont les groupes armés locaux qui troublent la paix et qui peuvent être facilement maîtrisés.

« La paix en Ituri passera par la levée urgente de l’état de siège », estime Raymond Tchedya. « Le retour à l’ordre constitutionnel c’est-à-dire que le Gouvernement provincial revienne aux civils et que l’Assemblée provinciale reprenne ses activités pour enfin organiser un dialogue franc entre les communautés locales et les groupes armés pour identifier les vraies raisons de l’insécurité et proposer des solutions consensuelles pour enterrer définitivement la hache de guerre », a-t-il conclu.

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